Idéalement situé à 5' de la mer, dans une région où la beauté des paysages n'a d'égale que leur variété (Baie de Morlaix, Roscoff, Ile de
Batz) ce manoir du 1er quart du XVIème siècle se découvre au bout d'une petite route sinueuse, à 3 Km de la rivière Penzé,
derrière son calvaire et sa chapelle vouée à Notre Dame de Lesplouénan.
Le calme absolu, un environnement champêtre, le jardin qui
descend jusqu’à la rivière, proche des ports de plaisance, avec plus de 400 m² rénovés et quatre chambres aménagées pour les hôtes,
des dépendances...
Espace et authenticité vous attendent pour votre plus grand plaisir.

L'ensemble des bâtiments dessine le jardin intérieur avec les deux ailes du manoir, sa tour d’angle au sud, une dépendance avec atelier,
écurie et cellier. L'étang alimenté par une source, une fontaine et des cascades est prolongé par le ruisseau qui serpente jusqu'à la mer.
L'entrée principale du manoir avec sa porte cintrée est ornée de deux pilastres en granit, signe de la noblesse du lieu. A droite
une fenêtre à meneau complète ce tableau. L'intérieur est à l'unisson avec des cheminées monumentales, une collection de portes cintrées,
fenêtres voûtées avec dans la tourelle l'escalier à vis tournant sur noyau accédant aux étages et menant à une pièce haute chauffée dominant la
région. L'empoutrellement est magnifique.
Au rez-de-chaussée du bâtiment principal se trouve une première salle de réception
(salle basse), la cuisine médiévale avec son immense cheminée ses passeplats , son saloir, son oratoire ogival et son passe-bouteilles, à gauche
l’ancien cellier devenu bureau salon bibliothèque. L'aile droite du manoir en longère accueille les chambres d'hôtes. Elle comprend la salle des
carrosses devenue salle des petits déjeuners - séjour avec espace cuisine , quatre chambres de grand confort avec salle de bains privés.
L’aéroport de Brest est à moins d’une heure, le port ferry de Roscoff est à 1/4h. Les commerces et commodités sont à 3 Km.
Historique
Manoir de Lesplouénan (XV-XVIieme siècle) : Berceau féodal de la famille de lesplouënan, blasonnant "d'argent à un arbre de sinople",
possédé par mariage par la famille Pontantoull, dont Jean, Sieur de lesplouénan en 1444 et Pierre Pont an Toull en 1503.
Une autre étymologie donne Pont a poull. Ce qui en Breton a un sens très proche. Le nom même de la famille semble lié au lieu et atteste la
présence permanente de l’eau. Le manoir voisin ne s’appelle-t-il pas le Carpont ? De fait ruisseaux, plan d’eau et fontaines agrémentent les lieux.
Le manoir est ensuite possédé par :
- François Kersauzen, « Archer en brigandine» à la montre de 1534, son fils en 1557,
- Charles Auffroy, Sieur de lesplouënan, époux en 1580 de Françoise de Trémic,
- Jean- Baptiste Le rouge qui l’acquiert en 1698 avant son mariage en 1699 avec Suzanne-Jeanne-Baptiste MOL.
- Louise Le Rouge, dame de Lesplouënan épouse en 1747 son cousin écuyer François Huon, sieur de Kerillio en la chapelle du manoir ……
Le nom du Manoir
Le terme « Les » en Breton signifie la cour. Lesplouenan signifierait ainsi la Cour de Plouenan, la cour du seigneur (Sieur), là où il réside,
mais également l’endroit où se rendait la justice.
Eléments architecturaux
De style Renaissance Bretonne le manoir actuel est construit au 1er quart XVIème sur un plan originel en T. La porte monumentale au
sud, de style gothique donne sur une tourelle d'escaliers à 6 pans coupés. L’escalier en vis avec plafond à dalles rayonnantes tournant sur noyau,
a un rayon intérieur de 2.08 m. Au dessus de l’escalier la pièce haute avec cheminée pouvait accueillit une table de jeux (cartes,…) et offre
toujours une large vue sur les terres alentour.
La mode architecturale évolue très vite au XVIème, sous l’influence de l’Italie et du Roi de France François 1er marié à Claude,
fille de la duchesse Anne. La Bretagne suit le mouvement, tout en conservant sa spécificité architecturale. La Renaissance y est mêlée de style
gothique.
Le plan originel en T, archaïque et démodé semble alors abandonné pour un nouveau plan en L.
Le Manoir se compose aujourd’hui de deux corps de logis en équerre, avec à l'angle des bâtiments la tourelle d'escaliers.
Très ajourée la tour distribue l’espace, la lumière, détermine la circulation. Le plan en L complique le service. Il nécessite deux passe-plats :
le 1er entre la cuisine et la tour et 2nd entre la tour et la salle basse, et la présence d’un domestique au niveau de la
tour pour assurer le service vers la salle basse ou vers les appartements privés à l’étage. Entre la cuisine et le cellier en terre battue existe
un passe-bouteilles à meneau.

La chapelle du XVIème dédiée à Notre-Dame-de-Lesplouënan a été reconstruite en étant raccourcie en longueur en 1869 : date portée sur la
facade. La chapelle n'accueille plus les cultes, elle a perdu ses vitraux mais conserve un joli clocher du pur style Léonard.
L’autel a été déplacé en la chapelle ND de Kérellon à Plouénan, sur le chemin du Tro Breizh. L’écusson des Pontantoul propriétaires
en 1427, blasonnant «au semis d'hermines en sautoir de gueules» orne le pignon ouest. Il est surmonté de la devise: "Non Force".
Sur la porte latérale Sud trois écussons frustres sont presque effacés.
La pièta ou vierge de piété. Cette très ancienne statue vient de l’ancien calvaire. Elle est particulièrement émouvante dans sa simplicité.
« La Pietà " rudimentaire " ? On étonnera sans doute plus d'un en constatant qu'il en est peu de cette catégorie qui réunit les paramètres,
d'ailleurs assez faux, que l'on cherche trop souvent dans l'art breton : le gauche, le naïf, le maladroit, le rural, le paysan, le primitif,
l'artisanal, le spontané, le populaire, dernier et suprême qualificatif pris dans un sens évidemment trop restreint. Certes il y a quelque chose de
tout cela dans la Pietà de Lesplouénan à Plouénan…….Dans l'abondante floraison des Pietà " populaires ", on signalera, encore, l'oeuvre atypique de
Sainte-Catherine à Mespaul….. Autant de productions d'humbles tailleurs de pierre qui mettent, dans la ferveur de leur coeur, leur simple outil de
travail quotidien et profane au service de la représentation religieuse…. »Yves-Pascal CASTEL, le 15 avril 2001.
La vierge à l'enfant tenant un lys de la main droite, statue en Kersantite qui ornait le mur extérieur de la chapelle a été
déplacée vers 1960. La Vierge de lesplouënan orne l'oratoire à trois niches du Mengleuz à Plouénan, situé un un peu plus haut sur la route en
direction de plouénan.

Le souterrain Autrefois, racontent les anciens, Lesplouënan était relié par un souterrain au Manoir du Carpont.Ce manoir voisin,
situé au carrefour, près de la route de saint Pol à Plouénan, était alors séparé de Lesplouënan par une forêt d’arbres de haute futaie.
Le souterrain s’arrêtait il dans les bois ou pénétrait il plus loin encore ? Le manoir du Carpont est distant tout de même de près de huit cent
mêtres !
S’agissait il d’un ancien aqueduc romain réutilisé ou une autre construction permettant aux habitants du manoir de fuir le danger aux périodes
troublées ? Ou de simplement s’abriter en cas de danger, une cache pour les biens ou les personnes bien utile à l’époque des guerres de la Ligue ou
sous la révolution ?
Le souterrain, vieux, non entretenu s’est sans doute écroulé depuis longtemps.. Néanmoins la légende court toujours